Plus d’un million d’euros, c’est le montant mobilisé au total par la jeune société Cultures de France pour cuisiner et commercialiser sa gamme de soupes françaises : fabriquées à Cavaillon, dans le Vaucluse, à partir d’ingrédients provenant exclusivement des terroirs hexagonaux, dont au moins 40 % issus d’exploitations agricoles situées à moins de 100 km de Cavaillon. « La région est très riche en produits maraîchers, ce qui nous aide, mais c’est quand même un engagement très fort de notre part », explique Benjamin Pomies, co-fondateur de la société Cultures de France. Les soupes seront commercialisées en bocaux en verre (conserves), sans conservateurs, sans colorants ni additifs. Elles seront diffusées en grandes surfaces et en magasins biologiques à l’échelle nationale. Une partie de la gamme sera certifiée biologique, et une autre sera conventionnelle mais à partir d’ingrédients certifiés Haute valeur environnementale (HVE), sans résidus de pesticides (SRP) ou en conversion vers le bio.
Les produits seront fabriqués dans un site en cours de construction (environ un million d’euros d’investissement), qui sera opérationnel en septembre. « Lorsque nous aurons atteint notre vitesse de croisière, soit en 2022, nous prévoyons de produire 300 000 litres de soupe par an, en format un litre ou 0,70 litre », selon Benjamin Pomies. La marque est déjà choisie, mais ne sera dévoilée qu’à l’été 2021.
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Pour le financement, Culture de France vient de lever 250 000 euros de dette sur Miimosa (terminée début avril) et 850 000 euros de dette auprès des caisses régionales du Crédit Agricole, du Crédit Mutuel et de la Banque Populaire. Selon ses créateurs, Cultures de France devrait atteindre son équilibre, et peut-être même dégager son premier bénéfice, en 2023.