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Un ministre un pied dans le terroir, l’autre à Bruxelles

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La question du nouveau gouvernement se posera très rapidement au président de la République élu le 6 mai. Normalement, la dévolution de pouvoir doit se faire dix jours après l’élection, à la suite de laquelle le président nommera son gouvernement quelques jours après, tout au plus. Si Nicolas Sarkozy est élu, ce délai peut évidemment être plus court encore. Chacun des deux candidats les mieux placés pour être élu fait une description similaire d’un ministre de l’agriculture : un homme ou une femme ayant des attaches rurales mais également une expérience des rouages et négociations européennes. Le Parlement européen constitue une pépinière idéale à cet égard. A gauche, le nom de Stéphane Le Foll a souvent été évoqué mais celui-ci, très proche de François Hollande, pourrait préférer un poste plus général comme celui des affaires européennes ; les noms de Germinal Peiro, député de la Dordogne et secrétaire national à l’agriculture ou de Patrick Le Hyaric, mélenchoniste, fils d’agriculteur, ancien journaliste à la Terre sont également cités. De même que Claude Roiron, qui fut un temps secrétaire nationale du PS à la ruralité, aujourd’hui présidente du conseil général d’Indre-et-Loire. À droite, reviennent les noms de ceux qui furent pressentis lors de la nomination de Bruno Le Maire : François Sauvadet, Joseph Daul, Hervé Morin, Antoine Herth, etc. Reste, enfin, à définir le périmètre de compétence du ministère de l’agriculture, ses relations avec celui de l’environnement et le locataire de celui-ci.
Une chose est sûre : le syndicalisme majoritaire, même si beaucoup d’élus ne se font pas encore à l’arrivée d’un socialiste au pouvoir, a déjà entériné cette hypothèse. Les conseillers de François Hollande en charge de l’agriculture sont, autant que l’entourage de Nicolas Sarkozy, régulièrement tenus au courant de l’évolution des dossiers, celui du gel d’hiver et de la sécheresse par exemple, qui nécessiteront des initiatives d’urgence dès la prise de fonction du nouveau gouvernement. Xavier Beulin et François Hollande se connaissent depuis longtemps. Le président de la FNSEA avait même surpris plus d’un de ses pairs en déclarant, dans une interview au journal La Croix, à la veille du congrès de la FNSEA : « Nous avons aidé tous ceux qui nous ont demandé de faciliter leur venue au Salon de l’agriculture. C’est le cas de François Hollande. D’ailleurs, le discours qu’il a tenu était impeccable. J’aurais pu le signer ».

Enquête de la rédaction d’Agra Presse

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