Un hiver dispersif et des précipitations faibles ont conduit « à une observation en cette fin de printemps 2020 d’un niveau exceptionnellement bas de la quantité d’algues vertes sur les huit baies du Plan de lutte contre les algues vertes (Plav) », indique Eaux et rivières de Bretagne dans un communiqué le 11 juin. « On est au niveau le plus bas depuis le début de nos suivis, qui ont débuté en 2002 », a confirmé à l’AFP Sylvain Ballu, chercheur au Centre d’étude et de valorisation des algues (Ceva). Alors que la moyenne de la surface d’algues vertes bretonnes est estimée à 312 hectares, 15 à 30 hectares auraient été observés cette année. « Les efforts ne doivent pas être concentrés uniquement sur les baies dites à algues vertes », alerte de son côté Eaux et rivières de Bretagne, soulignant que « des algues vertes en état de putréfaction » ont été observées dans des sites comme la Ria d’Etel, la presqu’île de Rhuys ou l’île aux Moines. L’association souligne que « la problématique des nitrates concerne toute la Bretagne et le phénomène de prolifération des algues vertes des 141 sites peut être sensiblement différent de celui qui concentre généralement le plus gros tonnage des échouages d’algues. »
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