A la faveur d’un retrait de l’ancien propriétaire EMC, la famille Glon a augmenté sa part de capital chez Glon Sanders. C’est ce qu’ont annoncé André et Alain Glon qui ont indiqué qu’un pacte d’actionnaires avait été signé tandis que les 4 000 salariés sont invités à participer au capital jusqu’à un maximum de 10 % des parts.
Un des objectifs de l’opération est de pouvoir mieux assurer la transmission de l’entreprise, mais à cela s’ajoute le désir d’être véritablement maître des lieux en toute indépendance. La structure de l’entreprise va d’ailleurs évoluer : Sanders deviendra la marque unique de l’activité d’aliments du bétail, l’ancienne marque Glon élevage disparaissant. L’organisation commerciale sera structurée autour de neuf régions.
Sur le plan capitalistique, le holding de contrôle s’appellera dorénavant Groupe Glon et non Financière de St. Gérand. Il détiendra non plus 53 % du capital de Glon Sanders mais 66 % après avoir acheté des parts de l’EMC. Les autres actionnaires (Crédit agricole et Sofiprotéol) resteront propriétaires de 23,1 % des actions. Les salariés se verront proposer des parts du capital du Groupe Glon pouvant atteindre 10 %.
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Une année 2002 difficile
Selon les dirigeants de l’entreprise, l’année 2002 fut difficile pour le groupe Glon (nutrition et production animale) qui garde néanmoins toutes ses capacités de développement pour 2003. Si les cours des matières premières ont été favorables en fin d’année, la baisse des prix des porcs, volailles et œufs a pesé sur l’exercice. Les volumes d’aliments pour animaux ont diminué de 3 % sur l’année, en raison de la crise de la volaille et de la perte des tonnages vendus pour les volailles de Loué (qui a crée sa propre unité de production d’aliments). La production de porcs est en hausse de l’ordre de 2 % tandis que la production d’œufs progresse de 5,5 %. En revanche, l’activité abattage-découpe de volailles régresse de 8 % (-15 % pour la dinde et +4 % pour le poulet). Sur 2002, les investissements réalisés sont de 26 millions d’euros. Pour 2003, les tonnages d’aliments devraient progresser ainsi que l’activité prémélanges, notamment à l’international. L’activité aval (viandes et œufs) devrait être similaire à celle de 2002 (stabilité pour la volaille). Les investissements projetés seront situés entre 26 et 30 millions d’euros.