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En direct de Bruxelles Un Parlement encore régulateur

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Le nouveau Parlement européen, et la prochaine Commission de Bruxelles, vont-ils pencher du côté du libéralisme ou du maintien d’une certaine régulation ? A l’Assemblée, qui partagera le pouvoir sur la Pac avec les Etats membres si le traité de Lisbonne est mis en œuvre, la famille politique dominante, le Parti populaire européen (PPE, centre-droit), a toujours refusé d’abandonner les agriculteurs en rase campagne. Présidé de nouveau par le Français Joseph Daul, agriculteur lui-même, ce groupe, dont la délégation française est présidée par Michel Barnier, désormais ancien ministre français de l’agriculture, dispose, au stade actuel des tractations, de 264 sièges sur 736, devant les socialistes (PSE, 183 élus) et les libéraux (ALDE, 80). Vient ensuite le tout nouveau groupe eurosceptique ECR, fort de 55 députés autour d’un noyau dur de conservateurs britanniques. Soit un nombre de sièges à peu près égal à celui emporté par les Verts, qui, eux, devraient se montrer favorables à une politique agricole solide dans la mesure où elle respecte l’environnement. Enfin, s’agissant de la prochaine Commission européenne qui prendra ses fonctions à l’automne, l’actuel président de centre-droit, José Manuel Barroso, qui brigue un deuxième mandat, affiche maintenant, parmi ses priorités, la « promotion du développement de notre secteur agricole ». Un clin d’œil – appuyé – pour séduire certains chefs d’Etat ou de gouvernement, dont le président français Nicolas Sarkozy, qui a apprécié que soit ainsi reconnue « la nécessité d’une grande politique agricole commune ».

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