Le Président de la république Jacques Chirac a indiqué le 19 août en Conseil des ministres qu’il souhaitait la mise en place début 2005 d’un dispositif pour le développement des biocarburants. De son côté le ministre de l’Agriculture Hervé Gaymard a fait savoir qu’un plan de développement des biocarburants sera « défini, en concertation avec les représentants des secteurs agricoles, forestiers et énergétiques, et rendu public à l’automne 2004 par le gouvernement ». De leur côté, la CGB et l’AGPB attendent avec impatience « la concrétisation des déclarations du gouvernement ».
« Jacques Chirac a souligné la très grande importance qu’il attache au développement des bioénergies pour des raisons agricoles, environnementales et énergétiques », indiquait Jean-François Copé, porte-parole du gouvernement, qui rapportait les propos du Président à la sortie du conseil des ministres le 19 août. Il « a souhaité qu’un nouveau dispositif soit mis en place pour accélérer le développement et la diffusion des biocarburants, de telle manière qu’il puisse entrer en vigueur dès le 1er janvier prochain», a-t-il ajouté. Le ministre de l’Agriculture Hervé Gaymard a indiqué de son côté qu’un plan de développement des biocarburants sera « défini, en concertation avec les représentants des secteurs agricoles, forestiers et énergétiques, et rendu public à l’automne 2004 par le gouvernement». Ce plan permettra ainsi à la France de « se conformer aux recommandations européennes qui fixent à 5,75% en 2010 la part que doivent représenter les biocarburants et autres carburants renouvelables dans l’essence et le gazole mis en vente en France à des fins de transports».
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La CGB et l’AGPB craignent la lenteur des initiatives
La Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) et l’Association des producteurs de blé (AGPB) estiment de leur côté dans un communiqué qu’il est « impératif que le gouvernement français concrétise ses déclarations d’intention ». « Il y a urgence, car si les producteurs sont prêts à produire, rappelons qu’il faut en revanche deux ans pour construire les usines qui transformeront les betteraves et les céréales en éthanol », ajoutent-elles. « Le risque serait grand que pour satisfaire les obligations européennes, on ait recours à des importations, ce qui bien évidemment condamnerait les projets nationaux », précisent par ailleurs la CGB et l’AGPB.