Le ministre de l’Agriculture a annoncé, le 12 février, une série de mesures pour venir en aide aux agriculteurs du Sud-Ouest victimes de la tempête du 24 février. 25 millions d’euros sont prévus pour l’agriculture. Pour la sylviculture, l’activité la plus touchée par cette tempête, une enveloppe d’un milliard d’euros est envisagée.
L’agriculture a été touchée dans les trois régions du Sud-Ouest : Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, où les dégâts sont moindres. Trois types de mesures, pour un montant total de 25 millions d’euros d’aides de l’Etat, sont mis en place : 7 millions d’euros pour le fonds d’allègement des charges sur les échéances des prêts professionnels ; 3 millions d’euros pour la prise en charge ou le report de charges sociales, en faveur des exploitations agricoles les plus fragilisées ; 6 millions d’euros pour l’indemnisation des pertes de production des éleveurs, liées à l’allongement des cycles de production ; 9 millions d’euros d’aides à l’investissement (dont 5 millions d’euros pour réaménager les élevages et 4 millions d’euros pour reconstruire les abris nécessaires aux productions végétales qu’il s’agisse du maraîchage ou de l’horticulture).
1 milliard d’euros pour la forêt
Concernant la filière bois, un communiqué du ministère estime que les dégâts provisoirement estimés pour le massif des Landes de Gascogne concernent 590 000 hectares et de 147 000 hectares en Midi-Pyrénées et Languedoc Roussillon. Un plan chablis est mis en place avec une enveloppe globale de plus d’un milliard d’euros.
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Il se compose de : 500 millions d’euros de garanties publiques permettant de mobiliser des prêts bonifiés destinés à sortir le bois des parcelles sinistrées et au stockage ; 60 millions d’euros sont alloués pour 2009 à la constitution de plateformes de stockage et au transport longue distance du bois ; 300 millions d’euros seront consacrés entre 2009 et 2017 à la reconstitution de boisements ; le ministère de l’Intérieur activera un dispositif comparable à celui mis en œuvre il y a dix ans au profit des communes forestières dont la vente de bois a représenté 10% au moins des recettes au cours des trois dernières années ; l’Etat portera à 100% la prise en charge du chômage partiel dans les neuf départements sinistrés ; enfin, les mesures fiscales mises en œuvre en 2000 sont reconduites (elles concernent les impôts sur le revenu, la taxe foncière sur les propriétés non bâties…).