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Fertilisants Un plan « Ecophyto » pour les engrais

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Une étude prospective sur les engrais, commandée par le ministère de l’Agriculture, préconise la mise en place d’un plan de réduction de l’usage des fertilisants en France, sur le modèle du plan Ecophyto2018. Ce programme permettrait de conserver la compétitivité de l’agriculture française dans un contexte de hausse du prix des matières premières.

Une étude commandée par le ministère de l’Agriculture et publiée le 15 avril recommande la mise en œuvre d’un plan de maîtrise de la fertilisation comparable au plan Ecophyto2018 qui pourrait prendre le nom d’Ecofertilisation 2020. « L’État ne pouvant pas influer sur les prix et directement sur les acteurs, il peut et doit orienter la filière agricole dans la direction d’une moindre dépendance de l’agriculture aux engrais minéraux », estiment les auteurs de cette étude réalisée par la société de conseil GCL Développement Durable. Selon leur analyse, l’augmentation du prix des engrais en France devrait se poursuivre « principalement à cause d’une demande croissante d’engrais minéraux insuffisamment suivie par des investissements dans des capacités de production ». La France produit 44% des engrais qu’elle consomme mais importe la quasi-totalité des matières premières nécessaires à cette production. Cette dépendance vis-à-vis des importations (gaz naturel, phosphate, potasse) dans un contexte d’instabilité du cours des matières premières expose déjà fortement les agriculteurs. Et avec la hausse de la demande alimentaire mondiale, la situation va perdurer.

Faire émerger un industriel français de dimension internationale
La mise en place d’un plan spécifique pour réduire la dépendance de l’agriculture aux engrais pourrait donc permettre, selon cette étude, « de reconnaître que le recours à la fertilisation est une composante essentielle de la compétitivité de l’agriculture française dans le maintien de rendements élevés mais dans le même temps, que son utilisation a un impact significatif sur l’environnement qui doit être diminué ». Ce programme reposerait sur trois grands axes : optimiser les consommations d’engrais, favoriser l’utilisation de produits fertilisants environnementaux (comme les sous-produits organiques), et soutenir l’émergence d’un acteur industriel français de dimension internationale.

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