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Apiculture Un plan européen pour sauver les abeilles

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La Commission européenne a adopté le 6 décembre une communication exposant les principaux problèmes liés à la santé des abeilles et les principales actions qu’elle a l’intention de mener pour les résoudre. « Les études scientifiques menées jusqu’à présent n’ont pu déterminer ni les causes exactes ni l’ampleur précise du problème », constate la Commission qui a prévu d’accroître de près de 25 % la contribution de l’Union au financement des programmes nationaux pour l’apiculture sur la période 20011-2013. « La communication adoptée aujourd’hui nourrira la réflexion entre toutes les parties intéressées sur la santé des abeilles et pourrait ouvrir la voie à davantage d’actions de la part de l’Union », a indiqué John Dalli, le commissaire à la santé et à la politique des consommateurs.

La Commission indique que le secteur de l’apiculture a été affecté par de graves problèmes sanitaires, en particulier une mortalité croissante des abeilles, au cours de la dernière décennie tant dans l’UE que dans les pays tiers. Les maladies et parasites, l’empoisonnement par les pesticides, l’impact des cultures OGM, le stress lié à des changements dans l’alimentation et les conditions climatiques sont les facteurs que l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) a pris en compte dans une récente étude pour expliquer le déclin des abeilles. Dans sa communication, la Commission indique les actions déjà engagées, achevées ou prévues qui permettront de mieux comprendre la mortalité des abeilles et, partant, les différentes mesures qui pourront être nécessaire à l’avenir : la désignation du laboratoire de Sophia Antipolis en France comme laboratoire de référence de l’Union européenne chargé de la santé des abeilles ; la mise en place d’un programme de surveillance pilote destiné à évaluer l’ampleur de la mortalité des abeilles ; le réexamen des règles de police sanitaire de l’Union s’appliquant aux abeilles ; l’utilisation plus fréquente des documents d’orientation pour résoudre des problèmes pour lesquels la législation au niveau de l’Union ne serait pas appropriée ; la mise sur pied d’une formation sur la santé des abeilles dispensée aux fonctionnaires nationaux ; la prise en compte de la disponibilité limitée des médicaments vétérinaires destinés aux abeilles à l’occasion du réexamen de la législation de l’Union relative aux médicaments vétérinaires ; l’autorisation de pesticides à l’échelon de l’Union uniquement s’ils sont sans danger pour les abeilles ; la protection des abeilles grâce à la lutte contre la diminution de la biodiversité ; l’augmentation de près de 25 % de la contribution de l’Union au financement des programmes nationaux pour l’apiculture sur la période allant de 2011 à 2013 ; la réalisation de projets de recherche axés sur la santé des abeilles et le déclin des pollinisateurs sauvages et domestiques, dont les colonies d’abeilles en Europe ; le renforcement de la coopération avec les organisations internationales.

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