Appelée à se prononcer sur un rapport autrichien relatif aux risques des OGM, l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments a conclu qu’il « ne contient aucune nouvelle preuve scientifique » justifiant l’interdiction de certains organismes génétiquement modifiés.
Pour son premier avis, présenté à grand renfort de communication, l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments (AESA) s’est penchée sur « une affaire relativement simple », a convenu Geoffrey Podger lors d’une conférence de presse. Il s’agissait d’examiner un rapport autrichien, de Haute-Autriche plus précisément, ayant pour ambition d’apporter de nouvelles preuves susceptibles de justifier l’interdiction des OGM. Après examen par le groupe scientifique spécialisé dans le domaine, « aucune preuve en matière de santé publique ou d’environnement » nouvelle n’est fournie, a déclaré Geoffrey Podger. Voilà qui conforte la politique de l’Union européenne et trace, après le vote sur la traçabilité et l’étiquetage des OGM, la voie à la levée du moratoire. Les scientifiques n’ont pas découvert de données supplémentaires susceptibles de modifier les méthodes actuelles d’évaluation des risques.
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La Haute-Autriche a proposé de présenter un nouveau projet de loi tendant à interdire la culture de semences et de matériel de multiplication OGM. Ce projet se fonde sur le rapport examiné par l’AESA, intitulé Régions agricoles sans OGM : conception et analyse de scénarios et phases de mise en œuvre. Après notification à la Commission en mai, de cette volonté nationale de légiférer, Bruxelles a fait appel à l’AESA pour avis.