Le numéro deux mondial des vins et spiritueux a annoncé des résultats semestriels mitigés. Alexandre Ricard, nommé comme prévu à la présidence du groupe fondé par son grand-père, a confirmé les objectifs de résultats annuels annoncés précédemment.
Au premier semestre de son exercice 2014/2015 (clos le 30 juin), Pernod Ricard a enregistré un résultat opérationnel courant (Roc) stable à 1,358 milliard d'euros. Quasi-nul sur les six premiers mois, l'effet change sur le Roc devrait jouer favorablement à hauteur de « 140 millions d'euros sur l'ensemble de l'exercice 2014/15 », a précisé le groupe dans un communiqué publié le 12 février. Le chiffre d'affaires semestriel s'est élevé à 4,6 milliards, en hausse de 1 % (+2 % retraité de l'effet négatif du décalage du nouvel an chinois), sous l'effet notamment d'une croissance sur la zone Amériques (+2 %) et d'une amélioration de la tendance en Asie-Reste du Monde. Pernod Ricard continue de souffrir des effets défavorables des mesures anti-corruption décidées par Pékin qui pèsent sur la vente de ses cognacs de luxe en Chine. Ainsi sa marque Martell affiche un recul de 9 % de son chiffre d'affaires sur les six premiers mois (dont - 11 % effet mix-prix). Le groupe a mis l'accent sur Noblige, un cognac moyen de gamme de type VSOP au détriment du XO Cordon Bleu jadis très prisé pour les dignitaires chinois.
Ses 14 marques phares ont renoué avec la croissance en volume (+2 %), grâce aux whiskies et aux champagnes, mais le chiffre d'affaires reste stable en raison « d'une relative stabilité des prix », note le groupe lié à un environnement plus difficile et compétitif.
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Le résultat net part du groupe ressort ainsi à 788 millions d'euros (-5%).
« Fort de ce premier semestre encourageant, nous confirmons notre objectif d'une croissance interne du résultat opérationnel courant comprise entre +1 % et +3 % » a déclaré Alexandre Ricard, nommé sans surprise à la présidence du groupe fondé par son grand-père, Paul Ricard. « Notre priorité absolue, c'est la croissance. Celle de nos deux poids lourds que sont la Chine et les Etats-Unis, sans oublier les futurs relais comme l'Afrique », a-t-il déclaré dans une interview à Reuters. Ce dernier a également dit ne pas vouloir s'inscrire « dans le changement mais dans l'accélération », et a créé un comité stratégique chargé d'analyser « les grandes orientations stratégiques envisageables pour le développement du groupe » (lire aussi page 7).