Le régime amélioré de promotion des produits agricoles de l'UE entrera en vigueur le 1er décembre prochain. Les programmes lancés dans ce cadre en 2016 bénéficieront d'un cofinancement européen de 111 millions d'euros, dont 30 millions € pour des actions en faveur des produits laitiers et de la viande de porc. Les aides seront également accessibles aux produits de l'industrie agroalimentaire.
La Commission européenne a annoncé le 13 octobre une enveloppe de 111 millions € pour le cofinancement en 2016 de la promotion des produits agricoles dans l'UE et sur les marchés extérieurs. Sur ce total, 30 M € sont réservés à des programmes en faveur des produits laitiers et de la viande de porc, dont 21 M € à destination des pays tiers et 9 M € des consommateurs de l'Union. Parallèlement, Bruxelles a publié au Journal officiel de l'Union les mesures d'application du nouveau régime européen pour la promotion. Il supprime le cofinancement national des programmes moyennant une augmentation de la participation du budget communautaire.
PAIN, PÂTES, CHOCOLAT…
Formellement adopté début novembre 2014 par le Conseil des Vingt-huit et le Parlement européen, le nouveau règlement sur la promotion des produits agricoles entrera en vigueur le 1er décembre prochain. La gamme des produits couverts sera élargie, notamment aux produits agroalimentaires transformés tels que, par exemple, le pain, les pâtes ou le chocolat. Les catégories d'organisations bénéficiaires seront plus nombreuses, et la possibilité sera ouverte de mentionner, dans certaines limites, l'origine et la marque des produits.Enfin, les procédures administratives seront simplifiées, avec une évaluation et une sélection des programmes en une étape à la Commission, au lieu de deux actuellement (État membre puis Commission). De plus, la gestion des programmes multiples sera facilitée, via un guichet unique à la Commission assuré par l'Agence exécutive pour les consommateurs, la santé et l'alimentation (Chafea).
UNE PLACE POUR LES MARQUES ET LA MENTION DE L'ORIGINE
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Publié au Journal officiel de l'Union le 13 octobre et applicable aux propositions de programmes présentées à partir du 1er décembre 2015, le règlement de la Commission souligne que l'entité proposant un projet pour le cofinancement de l'UE doit être « représentative du secteur ou du produit concerné ». Si tel est le cas, sont éligibles les projets soumis par : une organisation professionnelle ou interprofessionnelle ; un groupe représentatif d'une dénomination protégée ; une organisation de producteurs ou une association d'organisations de producteurs ; un organisme du secteur agroalimentaire, « à l'exception des programmes mis en œuvre après une perte de confiance des consommateurs ».
Les marques commerciales des produits que promeuvent les soumissionnaires ne doivent être « visibles que lors de démonstrations et de dégustations ». « L'affichage des marques est limité au matériel visuel, à l'exclusion des gadgets et des mascottes, dans un format moindre que celui du message principal de l'Union ». De plus, « sur les documents imprimés distribués lors des démonstrations ou de dégustations, les marques ne peuvent figurer que collectivement, sur une bannière placée dans la partie inférieure de la page et dont la taille n'excède pas 5 % de la surface totale de cette page ».
Sur les 111 M € destinés au cofinancement communautaire des actions de promotion des produits agricoles en 2016, le « programme de travail » arrêté le 13 octobre par la Commission européenne prévoit 68 M € pour les programmes simples dans les pays tiers : 21 M € réservés aux produits laitiers et à la viande de porc ; pour les autres produits (et les produits laitiers et du porc s'ils y sont associés), 12 M € à destination de la Chine, du Japon, de la Corée du Sud et de Taïwan, 12 M € à destination des États-Unis et/ou du Canada, 7 M € à destination de l'Amérique centrale et du Sud et des Caraïbes, 7 M € à destination de l'Asie du Sud-Est, 4,5 M € à destination de l'Afrique et du Moyen-Orient et 4,5 M € à destination d'autres zones géographiques. 26 M € seront consacrés aux programmes simples sur le marché intérieur : 10 M € pour les signes de qualité et 7 M € pour « souligner les spécificités des méthodes agricoles dans l'Union et les caractéristiques des produits agricoles et alimentaires européens », en dehors des actions pour les produits laitiers et du porc (sauf s'ils sont associés à d'autres produits) ; 9 M € pour les produits laitiers et la viande de porc.
Enfin, 14 M € seront dévolus aux programmes multiples et 3 M € aux programmes simples en cas de perturbation grave du marché.