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Sécurité des aliments Un programme de travail chargé pour l’AESA

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Plus de 730 productions scientifiques à faire paraître, un nombre de demandes d’autorisation de mise sur le marché en augmentation et un budget également en augmentation. Le Conseil d’administration de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) a adopté fin décembre 2010, le programme de travail pour l’année 2011 dans lequel il décrit comment cette organisation scientifique fera face à sa charge de travail dans le domaine des risques pour la santé publique tout en répondant au nombre croissant de demandes d’autorisation. Le conseil d’administration a également adopté le budget 2011 pour un montant de 77,3 millions d’euros.

Dans son programme de travail 2011 que son conseil d’administration a adopté fin décembre 2010, l’Autorité européenne de sécurité alimentaire estime que la demande d’avis scientifiques sur les questions relatives à la sécurité de l’alimentation humaine et animale restera élevée au cours de l’année 2011. Elle prévoit de fournir plus de 730 productions scientifiques et de faire paraître plus de 100 publications associées. Le nombre de demandes d’autorisation de mises sur le marché de produits règlementés va lui aussi augmenter, notamment en ce qui concerne les enzymes et les additifs alimentaires (1). La complexité des évaluations s’accroîtra également, afin de prendre en compte, souligne l’AESA, « l’impact sur l’environnement, la surveillance des OGM après leur mise sur le marché, ou encore l’efficacité des pesticides ». Les responsables de l’AESA précisent que le pourcentage des ressources allouées à l’évaluation des produits réglementés a doublé au cours de la période 2008-2010, passant de 20 % à 40 %, et qu’environ deux tiers des productions scientifiques annuelles de l’AESA concernent les demandes d’autorisation. Quant au budget 2011 de l’Autorité il passera à 77,3 millions d’euros (contre 73 millions d’euros en 2010).

Mieux faire comprendre les avis scientifiques
Les membres du conseil d’administration de l’AESA ont également adopté la stratégie de communication 2010-2013 de l’Autorité, qui « vise à mieux faire connaître et comprendre les avis scientifiques de l’Autorité auprès des principaux publics cibles et à promouvoir la cohérence des messages de communication sur les risques via la coopération avec les autorités pertinentes aux niveaux national, européen et international. » L’AESA prévoit par ailleurs d’organiser un certain nombre de réunions techniques et d’événements similaires, en particulier sur les produits réglementés, « pour permettre à toutes les parties impliquées d’avoir une compréhension commune de ses exigences ». Elle proposera des services simplifiés et centralisés pour les demandeurs préparant des soumissions à son intention. Les activités de la plateforme consultative des parties intéressées de l’AESA – le principal forum d’échange d’informations et de points de vue sur des sujets tels que les nouvelles technologies – seront par ailleurs renforcées en vue de consolider la contribution des parties intéressées aux travaux de l’Autorité.

Mieux travailler avec les Agences nationales
En vue de définir des manières plus efficaces de travailler avec les États membres de l’Union européenne, l’AESA a présenté aux agences nationales de sécurité des aliments sa planification à moyen terme et a initié une collaboration avec ces dernières de manière à ce qu’elles puissent planifier plus aisément toute éventuelle future implication dans le programme de travail de l’AESA. Le montant consacré à la participation des institutions des États membres dans les travaux de l’Autorité alimentaire par le biais des subventions et des contrats de passation de marchés s’élèvera en 2011 à 8,3 millions d’euros (contre 7,7 millions d’euros en 2010).

Des réunions ouvertes au public
Le conseil d’administration a également discuté de différentes options concernant l’organisation de ses réunions ouvertes au public. Afin de maintenir la transparence tout en réduisant les coûts, les membres du conseil ont décidé qu’à partir de l’année 2011, ses réunions seraient retransmises en direct sur le site internet de l’AESA mais « uniquement en version audio » et non plus en diffusion audio/vidéo. Cette méthode, soutiennent les dirigeants de l’AESA, « sera testée et la satisfaction des utilisateurs sera évaluée par l’intermédiaire d’un sondage en ligne ». Les réunions du Conseil d’administration resteront accessibles au public « sous réserve d’une inscription préalable ».

(1) L’AESA est chargée d’un nombre croissant d’évaluations avant leur commercialisation de substances, de produits et d’allégations concernant par exemple les additifs alimentaires, les arômes, les substances actives utilisées dans les pesticides, les OGM, etc...

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(2) Cette plateforme, composée d’organisations de parties intéressées de toute l’UE travaillant dans des domaines liés à la chaîne alimentaire, aide l’AESA à développer l’ensemble de ses relations et de sa politique à l’égard des parties intéressées.