La Fédération nationale de l’agriculture biologique (FNAB) est en colère. Le projet de loi ne prévoit pas de rendre public le registre des cultures OGM, ce qui empêche les producteurs biologiques de prendre de mesures de protection pour rester au plus proche du zéro OGM, estime la FNAB. La fédération agrobiologiste ajoute que le texte ne prend pas en compte, en cas de contamination, le préjudice en terme d’image, ni les nouveaux frais occasionnés par les analyses systématiques des semences et des récoltes pour détecter la présence et le taux d’OGM. La FNAB s’alarme d’une éventuelle autorisation de cultures transgéniques de colza ou d’espèces similaires, dont la « dormance » des semences dans le sol « peut durer 10 ans », et qui rendrait impropre à la culture biologique « des milliers d’hectares » si demain elles étaient autorisées. La Fnab souhaite que les parlementaires ajoutent un article qui impose l’étiquetage OGM dès lors que la moindre trace d’OGM est décelée dans un lot de semences. Les agrobiologistes demandent enfin que le texte de loi introduise une clause de sauvegarde utilisables en cas d’incertitudes scientifiques sur les effets sanitaires et environnementaux des OGM.
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