Avec vingt ans de décalage sur les Etats-Unis, la France est confrontée, comme ses voisins européens, à une prévalence croissante de l’obésité dans sa population, selon une étude Inserm. Le phénomène touchait, en 2003, 11 % des adultes et 4 % des enfants ; il ne cesse de s’aggraver depuis lors, tout âge, sexe et milieu social confondus, à tel point que l’on parle aujourd’hui d’une véritable épidémie. Soucieux des conséquences sanitaires, financières, psychologiques et humaines de cette évolution dramatique, l’OPEPS (Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé) a confié à l’Inserm la réalisation d’une étude qui dresse, pour la première fois, un tableau complet des multiples déterminants de l’obésité et de l’interaction qu’ils peuvent avoir : marqueurs génétiques, alimentation trop calorique, insuffisance et coût relatif de l’activité physique, prix élevé des fruits et légumes, rôle du niveau d’éducation, de l’environnement urbain et des loisirs sédentaires. Ce rapport présente un bilan de la situation actuelle et une évaluation des programmes de prévention mis en œuvre en France et fait le point sur l’état des recherches pour proposer enfin de nombreuses pistes en vue d’une politique de prévention associant les partenaires concernés et destinée à la population dans son ensemble. Ses propositions serviront de base aux travaux parlementaires, notamment dans le cadre des prochaines lois de financement de la sécurité sociale, indique l’Office parlementaire.
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