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Un rapport de l’Observatoire des prix et des marges à prendre avec précaution

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En introduction à son rapport préliminaire sur la formation des prix et des marges dans la viande bovine, le 6 janvier, Philippe Chalmin en a tout de suite posé les limites. « La filière de la viande bovine présente des problèmes méthodologiques majeurs », souligne-t-il. Il relève ainsi l’« hétérogénéité des animaux en provenance de deux systèmes de production », la différence de valorisation de la carcasse et des morceaux ainsi que l’imbrication de l’industrie et de la distribution. Ce dernier élément l’a donc amené à « agréger » les marges brutes de l’industrie et de la distribution. De plus, pour faciliter les raisonnements, « nous avons fait le choix de raisonner en kilo carcasse du début jusqu’à la fin du circuit », reprend-t-il. Il parle aussi de « vache moyenne », mi-vache laitière, mi-vache allaitante. Du reste, en fin du rapport, on peut lire, à propos des « prix et [de] la structure des produits livré par l’industrie des viandes à la grande distribution », que « les statistiques actuellement disponibles agrègent les diverses destinations des produits du secteur ». En outre, concernant les coûts, « principalement ceux du rayon boucherie des GMS [...], les comptes statistiques, portant sur l’entreprise dans son ensemble, ne permettent pas d’analyses ciblées sur la filière viande ». Au final donc, « ce travail doit être considéré comme une première étape ». Il sera complété dès la fin du printemps. Des enquêtes « régulières et pérennes » envers la grande distribution seront mises en place cette année.

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