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Environnement Un rapport européen souligne les progrès et limites de l’agriculture

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La Commission européenne dresse un bilan mitigé de l’évolution des pratiques agrienvironnementales entre 1990 et 2002 dans la PAC de l’Europe des 15

«La diminution globale de l’utilisation des intrants et la progression des rendements attestent une augmentation de la productivité et une gestion agricole plus efficace ». C’est un des résultats observés par Commission européenne qui a suivi, à l’aide de 40 indicateurs agroenvironnementaux, l’évolution des pratiques environnementales dans la PAC durant la dernière décennie. Intitulé IRENA, (indicateur d’intégration des préoccupations environnementales dans la PAC), ce projet analyse les interactions existantes entre l’agriculture et l’environnement dans l’Union européenne.

Diminution des GES

Côté bonnes nouvelles, le rapport fait état d’une augmentation de 20 à 24% entre 1998 et 2002 de la surface agricole concernée par « une amélioration de la situation écologique ». La surface en agriculture biologique a doublé dans cette même période, passant à 3,7% de la SAU totale (Europe des 15). En 2002, les émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole, comme le méthane et l’oxyde d’azote, représentaient 10% des émissions totales, soit une régression de 9% par rapport à 1990. L’enquête explique cette amélioration par divers facteurs : diminution du cheptel, moindre recours aux engrais minéraux et changement des méthodes de production.

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Perte de biodiversité

Mais des efforts restent encore à faire. Concernant les émissions d’ammoniac par exemple. Ces émissions ont régressé de 9% en une dizaine d’années. Cependant, le secteur agricole est toujours le principal responsable des émissions d’ammoniac en Europe.

La perte de biodiversité dans les zones d’agriculture intensive est également préoccupante. Selon le projet, « pour la plupart des espèces, les effectifs d’oiseaux des champs ont accusé une forte baisse entre 1980 et 2002. Ils se sont stabilisés dans les années 90, mais il y a toujours très peu de biodiversité à cet égard dans les zones d’agriculture intensive ». L’utilisation de la ressource en eau par l’agriculture est aussi au centre des regards. La superficie des terres irriguées a augmenté, entre 1990 et 2000, de 12% dans l’Europe des 15, et de près de 30% dans le bassin méditerranéen.