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Un réformateur résolu

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De son expérience au sein des jeunesses maoïstes jusqu’à la direction d’un gouvernement conservateur soutenant l’intervention américaine en Irak, le Portugais José Manuel Barroso a acquis une réputation d’homme politique au cuir épais et aux positions résolues. A la tête d’un gouvernement de coalition depuis avril 2002, il n’a pas hésité à soutenir George W. Bush dans son expédition irakienne en dépit d’une forte opposition populaire.

Bien que partisan d’un rôle accru pour l’Union européenne, M. Barroso pense que les deux blocs de part et d’autre de l’Atlantique doivent former une alliance solide. « Ce serait une erreur (...) que d’essayer de vouloir se différencier afin de devenir des rivaux. L’Europe doit être un partenaire des Etats-Unis, pas un contrepoids, et vice versa », affirme-t-il. A la tête de son gouvernement, le premier ministre portugais a acquis une réputation de réformateur qui n’a pas hésité à adopter des mesures d’austérité impopulaires pour diminuer le déficit budgétaire, notamment en réduisant le nombre de fonctionnaires et en modifiant la législation du travail.

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Son nom n’avait émergé pour la présidence de la Commission qu’après que les dirigeants de l’Union aient échoué, lors de leur sommet des 17 et 18 juin, dans leur tentative de s’entendre sur les candidatures du premier ministre belge Guy Verhofstadt (libéral) et du Britannique Chris Patten (conservateur), actuel commissaire aux relations extérieures, barrés respectivement par le Royaume-Uni et le couple franco-allemand.