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Pâtisserie industrielle/Stratégie Un réseau de points de vente pour les produits de Keroler

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Keroler, qui fournit la RHF et l’industrie, a choisi de développer un réseau de points de vente, Chéri on the Cake, pour toucher le consommateur final. La PME familiale a jeté l’éponge avec la GMS.

La famille propriétaire de Keroler, pâtisserie industrielle basée à Betton (35), lance, via la société Cake Valley, un réseau de points vente baptisé Chéri on the Cake, qui distribuera les produits de Keroler auprès du grand public. Trois ouvertures sont déjà prévues en banlieue rennaise, à Betton, Bruz et Cesson-Sévigné et deux autres projets sont bien avancés en région parisienne. Les boutiques, en propre pour l’instant, commercialiseront toute l’étendue de la gamme de Keroler dans des conditionnement adaptés, à savoir des brownies, muffins, cookies, fondants au chocolat, barres céréalières, pancakes, roses des sables, aides culinaires… Les produits sont pour moitié frais et pour moitié surgelés. « Nous avions déjà un magasin d’usine à Betton, qui fonctionnait, malgré l’absence d’emballages adaptés. Il y a un intérêt pour nos produits », constate Anne Fouché. « Nous visons 15 ou 20 magasins d’ici trois à quatre ans, avant de peut-être développer le concept en franchise. C’est un peu l’immobilier qui va donner le rythme », explique Anne Fouché qui porte le projet et qui gère également l’administration des ventes, les ressources humaines et la communication de Keroler (l’entreprise est dirigée par son frère, Jean-Marie Fouché).

Un réseau de points de vente plutôt que la GMS
Keroler, qui annonce 10 M EUR de chiffre d’affaires et emploie 60 personnes, travaille pour la RHF (restauration rapide ou à table), fournit des grossistes et des industriels (en ingrédients ou avec des compléments de gamme). L’export représente 20 % du chiffre d’affaires. « Le renchérissement des transports et le cours de l’euro représentent des freins, malgré tout, l’activité progresse plus vite à l’export qu’en France», explique Anne Fouché. L’entreprise a en revanche arrêté toute collaboration avec la GMS. « Comme beaucoup de PME, nous nous sommes heurtés à une absence totale de collaboration. Les distributeurs achetaient nos produits à des prix très bas, mais ils revendaient nos produits très chers, ce qui pesait sur les volumes. Il fallait multiplier les références, ce qui pesait également sur les volumes. Nous proposons beaucoup d’innovations, mais avec la distribution, nous n’arrivions pas à passer en phase industrielle », explique Anne Fouché. C’est donc finalement via ses points de vente que l’entreprise familiale entend séduire le consommateur final.

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