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Un salon sur fond de crise économique

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Lors de cette édition du Sial, l’ombre de la crise économique était toujours dans l’esprit des entreprises exposant leur savoir-faire. Le vendredi 19 octobre, deux jours avant l’ouverture du Sial, l’Association nationale des industries alimentaires (Ania) a annoncé qu’elle n’inaugurerait pas le salon aux côtés du ministre de lʼAgroalimentaire, pour marquer son mécontentement après l’alourdissement répété de la fiscalité, notamment celle qui pèse sur la bière. Philippe Mangin, président de Coop de France, n’y était pas non plus, étant solidaire du boycott.
Ensuite, le dimanche 21, jour de l’inauguration, Stéphane Le Foll et Guillaume Garot ont mis en avant le thème du gaspillage, avec l’annonce de mesures visant à le contenir. Objectif : réduire de moitié d’ici 2025 le gaspillage chez l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire. Le 24 octobre, sur le stand de Sopexa, Angélique Delahaye, présidente des maraîchers français, indiquait que tel était aussi son « nouveau combat ». « Ce qui est éliminé dans les circuits de conditionnement, transport et distribution tout en étant sain doit être donné aux associations caritatives, qui n’ont plus les moyens d’acheter des vivres dans les circuits marchands, au lieu d’être jeté », a-t-elle souligné.
Enfin, durant tout le salon, les dirigeants de PME et de TPE ont évoqué de nombreuses difficultés : la difficile répercussion du prix des matières premières notamment. « Comment font les apiculteurs et les collecteurs pour survivre et continuer leur activité si la distribution refuse de répercuter les hausses !? », s’est exclamée Florence Pradier, directeur de l’Alliance 7, fédération qui rassemble des professions de l’épicerie et de la nutrition spécialisée.
De fait, les industriels ont témoigné de relations avec le commerce qui sont de plus en plus tendus : augmentation significative des pénalités,  délais de paiement non respectés par certaines enseignes, développement à outrance du financement d’outils promotionnels (cartes de fidélité financées par les fournisseurs, demandes de livraisons tous les trois jours ou directement en magasin, qui génèrent des coûts logistiques importants) supportés par les entreprises sans compensation, etc.

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