À peine les chefs d’État et de gouvernement rentrés chez eux à l’issue de leur réunion exceptionnelle sur le budget, que les ministres de l’agriculture prennent le relai. Initialement programmée avant le sommet, leur session a été déplacée afin qu’ils puissent tenir compte d’éventuelles décisions financières au plus haut niveau. Mais, sans même parler des mesures les plus liées au budget de la période 2014-2020, telles la convergence des aides entre pays membres ou leur plafonnement des aides, les négociations progressent lentement. L’« approche globale partielle » que souhaite obtenir la présidence chypriote de l’UE d’ici le terme de son mandat, fin décembre, va demander encore beaucoup de travail aux experts des Vingt-sept tant les points de discorde sont encore nombreux. Et, de toute façon, il n’y aura « pas d’accord sur quelque chose avant d’avoir un accord sur tout », comme le rappellent régulièrement les négociateurs. De nombreuses délégations ne prennent donc pas de position définitive sur la plupart des sujets afin de garder une certaine marge de manœuvre une fois que les discussions entreront dans le vif. Le texte final que transmettra le ministre de l’agriculture chypriote à son successeur irlandais risque donc de ressembler à un gruyère avec de nombreux passages entre crochets qui ne seront finalisés qu’une fois que chacun aura fait ses comptes.
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