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Une grande majorité de professionnels s’est prononcée pour une régulation européenne du potentiel viticole, au conseil spécialisé viticole de l’office agricole français FranceAgriMer le 21 mars. Celui-ci a procédé à un dernier tour de table des professionnels, à la demande du gouvernement, qui cherche à affûter ses arguments pour présenter une position française cohérente, le 19 avril à Bruxelles, à la première réunion du comité à haut niveau, sur la question des droits de plantations viticoles.
À la quasi-unanimité, les familles professionnelles françaises du secteur ont voté pour une régulation du potentiel viticole au niveau européen, en englobant toutes les catégories de vin : AOC/AOP, IGP, vins sans IG (1). La position du gouvernement était connue, et le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire, qui s’est engagé au dernier Salon de l’agriculture à obtenir la majorité qualifiée de l’UE pour le maintien des droits de plantation, l’a rappelée le 19 mars à Bruxelles, se joignant à huit autres ministres de l’Agriculture. Le ministère est désormais épaulé par la filière qui demande le maintien d’un système d’autorisation préalable à planter au niveau européen, appliqué dans tous les États membres, sur tous les segments (AOP, IGP , vins sans IG).
Les modalités de gestion seront définies au niveau national : il s’agira de savoir selon quelle méthode appliquer la régulation entre l’interdiction de planter et l’autorisation dans le cadre d’un taux de croissance plafonné… à condition qu’il respecte l’équité entre les États membres.
Le conseil spécialisé de FranceAgriMer a étudié un bilan de l’arrachage primé dans l’UE : sur les 175 000 hectares de vignoble prévus par la réforme de l’OCM de 2008, 160 000 ont été arrachés et primés, pour un coût d’un milliard d’euros.
Par ailleurs le conseil spécialisé a invité l’économiste et historien Philippe Chalmin, président de l’Observatoire des prix et des marges, qui a expliqué le fonctionnement de l’observatoire, dans la perspective d’une entrée possible des vins comme sujet d’étude de la composition du prix tout au long de la filière. La viande bovine, la viande porcine, les produits laitiers et les fruits et légumes sont déjà examinés par l’observatoire.
(1) AOC/AOP : appellations d’origine contrôlée /protégée. IGP : indications géographiques protégées. Vins sans IG : vins sans indications géographiques.
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