Le juge des référés du tribunal de grande instance (TGI) de Paris a interdit le 10 juillet à l’Interprofession des vins du Val-de-Loire d’utiliser un des visuels d’une campagne de publicité pour les vins du Val-de-Loire.
L’Association de prévention de l’alcoolisme (ANPAA) avait attaqué cette campagne de promotion, diffusée notamment dans la presse magazine, car elle estimait que les slogans de deux de ses visuels («enfin des jeunes qui ont du goût», «qui ose dire que jeunesse ne rime pas avec délicatesse ?») avaient pour «objectif d’attirer l’attention des jeunes consommateurs», ce qui est interdit par les dispositions de la loi Evin.
«Le juge ne se prononce pas sur le le texte du premier visuel, (enfin des jeunes qui ont du goût)», explique René-Louis David, secrétaire général de l’interprofession, InterLoire.
En revanche, pour ce qui est du deuxième visuel, le juge Louis-Marie Raingeard de la Blétière a estimé que «l’ambiguïté voulue du slogan décrivant, pour un consommateur averti, un mode de vente et de consommation des vins d’Anjou, des caractéristiques gustatives et dans le même temps les qualités d’un consommateur auquel le lecteur est appelé à s’identifier, excède les limites posées par la loi».
Une campagne qui touche à sa fin
Le jugement interdit à l’Interprofession des vins du Val-de-Loire de continuer à utiliser ce visuel, «sous astreinte de 1.000 euros par infraction constatée».
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« Nous sommes en fin de campagne : elle a débuté en 2005 et doit se teminer à la rentrée. Aussi, nous avons été surpris de l’attaque de l’ANPAA en référé. Nous allons regarder tous les visuels de la campagne pour nous assurer qu’ils ne sont pas en désaccord avec le jugement», poursuit René-Louis David.
«Nous nous posons la question des voies ouvertes par la loi pour communiquer sur le vins», s’interroge le secrétaire général d’InterLoire.
L’Interprofession est également condamnée à payer à l’ANPAA la somme de 4000 euros au titre des frais de justice.