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Unanimité des présidents sur la contractualisation

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Pour Philippe Pinta, président d'Orama, « ce serait une erreur de s'affranchir du marché. Il faut essayer de limiter les excès de la volatilité, peut-être avec un lissage des prix sur quelques mois. » Dans ce sens, d'après Philippe Mangin, président de Coop de France, lisser les prix au travers de la contractualisation, notamment au sein des coopératives associant collecte de céréales et approvisionnement en nutrition animale, est tout-à-fait possible. En complément des relations contractuelles entre céréaliers et éleveurs, l'utilisation d'outils financiers comme les options, « afin de garantir un tunnel de prix, planchers à la baisse et plafonnés à la hausse, est aussi envisageable ». Concernant la contractualisation, Philippe Pinta relève également que « si l'aval ne répercute pas, on n'y arrivera pas. » Jean-Michel Serres, président de la Fédération nationale porcine, confirme « s'il n'y a pas un engagement de l'aval, cela ne pourra pas marcher ». Henri Brichart, président de la Fédération nationale des producteurs de lait, souligne que « la contractualisation n'est pas ce qui réglera la situation, surtout si elle ne se réduit qu'au premier niveau, entre l'éleveur et son acheteur. Cette indexation en pied de facture nous intéresse pour prendre en compte l'évolution de nos charges, surtout celles qui ne dépendent pas de nous. De plus, si les pouvoirs publics français et européen ont voté la dérégulation, on ne comprendrait pas qu'ils s'opposent à transmettre la volatilité à l'aval. » Michel Prugue, président de la Confédération française de l'aviculture, revient lui aussi sur le sujet : « La politique contractuelle doit s'adapter également aux grandes enseignes ».

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