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Hygiène Une agence européenne pour former les inspecteurs sanitaires

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La Commission de Bruxelles a adopté, le 20 septembre, une communication ayant pour thème « Une meilleure formation pour des denrées alimentaires plus sûres ». Le document d’une vingtaine de pages préconise la mise en place d’une agence exécutive chargée de coordonner la formation des personnels responsables, au sein de l’UE mais aussi dans les pays tiers, du contrôle des normes sanitaires.

La législation alimentaire est désormais fixée à l’échelle européenne. C’est à ce niveau que doit donc être assurée la formation des inspecteurs sanitaires de la Communauté comme des pays tiers exportateurs vers l’Union. Cette logique conduit la Commission de Bruxelles à suggérer, dans une communication intitulée Une meilleure formation pour des denrées alimentaires plus sûres, adoptée le 20 septembre, la création d’une agence exécutive chargée de la formation du personnel responsable de faire appliquer les règles d’hygiène pour la fabrication des aliments.

Une telle structure devrait faciliter la mise en œuvre du règlement 882/2004 sur les contrôles officiels des aliments pour animaux et des denrées alimentaires qui est entré en vigueur en janvier 2006. Elle pourrait être rattachée, dès la fin de l’année 2007 ou en 2008, à l’agence exécutive pour la santé publique créée en 2005 (pour une durée de 10 ans) et implantée à Luxembourg. Un budget de 13,2 à 19,8 millions d’euros par an serait consacré à ces sessions de formation durant la période allant de 2007 à 2011. Ces crédits devraient être prélevés sur le Fonds européen d’orientation et de garantie agricole (FEOGA).

Former 6 000 personnes par an

L’objectif de la Commission de Bruxelles est de parvenir à former, d’ici à 2009, environ 6 000 personnes chaque année aux exigences de l’imposante législation européenne en matière d’alimentation. Les domaines jugés prioritaires par les services chargés de la santé et de la protection des consommateurs au sein de l’exécutif communautaire sont notamment : la grippe aviaire, le traitement des sous-produits animaux, les salmonelles et le contrôle des résidus de pesticides notamment sur les fruits et légumes importés.

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De telles formations ont déjà eu lieu cette année à Athènes, Milan ou même dans des pays tiers, en Afrique ou en Asie. Quelque 1 500 personnes en ont déjà bénéficié. Elles doivent d’une part permettre de faire en sorte que les contrôles de l’hygiène des denrées soient d’une qualité uniforme au sein de l’UE. D’autre part, elles ont pour objectif d’améliorer les connaissances de la part des pays tiers qui souhaitent par exemple exporter vers l’Europe de nouveaux produits destinés à la consommation humaine.

50 000 agents en Europe

Les services de la Commission estiment que l’effectif total des agents chargés du contrôle dans l’UE s’élève à près de 50 000 personnes. Et, relève la communication, « sur la base des informations disponibles, il semble que le degré de développement de la formation est très variable d’un État membre à l’autre ». Du côté des pays tiers, la Communauté importe des produits alimentaires en provenance de plus de 200 pays différents. Ces derniers devraient être les plus concernés par l’effort de formation étant donné que près de la moitié des alertes sanitaires en 2005 résultaient de contrôles pratiqués dans les postes d’inspection frontaliers sur des denrées alimentaires importées, en particulier, des pays en voie de développement.