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Elevage bio Une alimentation pointue pour assurer la santé

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L’élevage biologique fournit un modèle intéressant en santé animale. Un travail de prévention important est nécessaire, à travers les conditions d’élevage mais également en alimentation animale. Les possibilités de prévention sont diverses comme en témoigne Maria Pelletier, p. -d. g. du moulin Marion (Saint Jean sur Veyle, Ain) qui produit des aliments pour animaux certifiés AB depuis 1985.

Quelle est la spécificité des aliments bio pour animaux par rapport aux aliments conventionnels ?
Les différences majeures concernent les interdictions d’utiliser des produits chimiques de synthèse (appétants, colorants, exhausseurs de goût, agglomérants…) et des OGM, l’interdiction d’incorporer médicaments allopathiques, acides aminés de synthèse, matières premières irradiées, solvants (notamment dans les tourteaux).

Quels ingrédients utilisez-vous ?
Des céréales biologiques (avoine, orge, blé, triticale, maïs, épeautre), des protéagineux/oléagineux biologiques (pois, féveroles, lupin, graines de soja extrudées, caroube), des tourteaux biologiques (extraction par pression) de soja, colza, tournesol, courge, lin, abricot, noisette, noix. Et des ingrédients divers : luzerne, argile bentonite, levure de bière, extraits végétaux.

De quels moyens disposez-vous pour aider à la prévention des maladies ?
Nous disposons de méthodes d’analyse qui permettent d’anticiper les éventuels problèmes tels piltests – analyses de bouses, histogrammes cellulaires… Il est très important d’agir en amont sur le « terrain », notamment à travers une alimentation équilibrée, la complémentation en oligo-éléments, en phytothérapie et aromathérapie, en préventif ou curatif, qui permettent aux animaux d’acquérir une forte résistance face aux pathologies : infection, inflammation, mycose…

Quels sont les résultats que vous observez dans les élevages clients ?
On observe beaucoup moins de pathologies et d’interventions vétérinaires : moins de boiteries, de problèmes métaboliques (acidose…), de mammites. Il est également important de noter que la moyenne nationale de lactation pour les vaches laitières non bio se situe entre 2,5 à 3 lactations ; la moyenne en bio est de 5 lactations et plus. Ce qui permet un renouvellement moindre du cheptel et compense un rendement inférieur en production.

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