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ESPAGNE/EPICERIE Une année 2013 en demi-teinte pour Ebro

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Si ebro a réalisé une bonne année sur les pâtes, renouant avec ses standards de rentabilité habituels, la situation a été beaucoup plus difficile sur le riz, dont les résultats reculent significativement.

Malgré la bonne performance des marques de riz aux états-unis et en europe (1,09 milliard d'euros, - 1,4 %), l'ebitda, à 138 millions d'euros, a reculé de 14,5 % hors effets de change (nomen avait contribué à hauteur de 5 millions d'euros l'an passé). en cause, les difficultés d'approvisionnement en riz basmati en Inde, la sécheresse au texas et la situation au Maroc, affecté par un trafic de riz à grande échelle. les performances de la branche pâtes sont qualifiées de « positives » après une année 2012 qui avait vu ses marges se replier. le repositionnement stratégique opéré aux etats-unis au second semestre 2012 a porté ses fruits et les marges se sont améliorées. en europe, les marques ont bien résisté et leurs marges se sont maintenues. l'ebitda atteint 153 millions d'euros (+ 5,3 %) pour un chiffre d'affaires de 915 millions d'euros (-0,6 %).

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À noter, le groupe a réalisé plusieurs acquisitions en 2013 : une plantation de riz en Inde pour sécuriser ses approvisionnements, les pâtes et sauces fraîches olivieri au Canada et 25 % du riz haut de gamme italien Riso Scotti. en 2014, il prévoit de céder ses activités de pâtes en Allemagne (Birkel et 3 Glocken) à newlat Group pour 21,3 millions d'euros (contre un prix d'achat de 30 millions d'euros en 2007).

Au global, le chiffre d'affaires d'ebro (taureau Ailé, Panzani et lustucru en France) a atteint 1,957 milliard d'euros en 2012, en recul de 1,2 % (du fait de la sortie du périmètre des marques nomen et de coûts d'approvisionnements en baisse). l'ebitda, à 282 millions d'euros, recule de 5,6 %, mais ebro assure qu'il reste stable sur une base comparable. ebro attribue le recul à la sortie de nomen, aux effets de change et au renforcement des investissements publicitaires. le résultat net, à 141,5 millions d'euros, recule de 12 %, après une année 2012 marquée par des gains exceptionnels (cession de nomen et règlements de litiges).