Abonné

Port de Rouen (Haropa) Une « assez bonne » campagne céréalière 2012/13

- - 3 min

Malgré un début ralenti par une forte concurrence internationale, la campagne 2012/13 s’est achevée sur 6,63 Mt de trafics céréaliers au Port de Rouen (+8 %). Une meilleure qualité de blé aurait pu permettre de faire mieux, d’après Haropa. L’export vers le Maroc, deuxième destination, a beaucoup reculé (-20 %).

Avec 6,63 Mt de céréales ayant transité par ses terminaux en 2012/13, le Port de Rouen (Haropa) a connu une « assez bonne campagne », d’après un communiqué du 5 juillet. Ces exportations de vrac (hors conteneurs) marquent une progression de 8 % par rapport à 2011/12, à 3,6 % au-dessus de la moyenne des quinze dernières années (6,4 Mt). « La campagne aurait pu être excellente si la qualité de blé disponible avait été encore meilleure vis-à-vis des exigences des acheteurs, en particulier africains », souligne Haropa (Ports de Paris Seine Normandie). Pour cette espèce, les volumes restent stables. Un quasi-doublement est noté en orges, qui « correspondaient aux besoins du marché ». Dans le détail, le blé tendre atteint 5,32 Mt (+0,6 %), le blé dur 82 000 t, l’orge 1,2 Mt (+90 %), avec 956 000 t de qualité fourragère (+100 %) et 249 000 t pour la brasserie (+54 %), le maïs 18 000 t.
 
Concurrence du bassin de la Mer Noire
Les exportations vers l’UE ont gagné 24 %, grâce notamment au Royaume-Uni (317 000 t de blé tendre), victime d’une mauvaise récolte. Concernant le Maghreb, la progression sur la Tunisie compense le recul des achats du Maroc, importateur de blé d’Ukraine pendant une grande partie de la campagne. La zone Méditerranée Orientale/Mer Rouge a le plus progressé, avec une moindre présence ukrainienne en orge fourragère, permettant à la France de se positionner sur l’Arabie Saoudite et la Turquie. Par pays de destination, le trio de tête reste inchangé, dominé par l’Algérie (2,67 Mt, +5 %), puis le Maroc (1,23 Mt, -20 %), Cuba (480 000 t, -5,5 %), suivi par la Tunisie (297 000 t, +90 %), le Royaume-Uni (361 000 t, +137 %), l’Arabie Saoudite (277 000 t, +85 %). Le début de campagne a été difficile, à cause de la concurrence des pays de la mer Noire mais aussi des pluies en France, signale Haropa. Résultat, un mois de juillet à seulement 130 000 t chargées, contre une moyenne mensuelle de 550 000 t et jusqu’à 842 000 t en mars 2013.
 
Près de la moitié du blé tendre et de l’orge à l’export
En part de marché, le Port de Rouen a exporté environ 45 % des blés tendres et 50 % des orges français et reste leader devant La Rochelle, qui a progressé du fait d’une précoce et forte production dans son arrière-pays, d’après le communiqué. Des chiffres basés sur le vrac maritime, auxquels viennent s’ajouter les tonnages dont le trafic est facilité par Haropa. Cela représente plusieurs dizaines de milliers de tonnes, avec les conteneurs chargés dans les ports maritimes de Rouen et du Havre, ceux venant des terminaux céréaliers amont de Nogent-sur-Seine, Gron, Bonneuil-sur-Marne, Limay et Rouen, et aussi les unités fluviomaritimes chargées à Limay et Bonnières-sur-Seine.
« La récolte retardée en 2013 handicapera le début de la nouvelle campagne, estime Manuel Gaborieau, délégué commercial du Port de Rouen. L’Algérie et le Maroc connaîtront a priori une bonne moisson et les pays de la Mer Noire devraient produire une récolte correcte. » Le scénario de la prochaine campagne pourrait alors ressembler à celui de la précédente.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

céréales
Suivi
Suivre
Normandie
Suivi
Suivre