Il y a peut-être deux voies et le bon choix n’a pas été fait jusqu’ici. La première, que nous empruntons, creuse un fossé entre l’agriculture et l’alimentation : on laisse les producteurs à leur fuite en avant pour survivre, produire plus et à moindre coût, sans trop de considérations environnementales ou autres ; dans le même temps, on ne croit plus possible de se nourrir «bien» sauf à entourer chaque industriel, chaque consommateur de mille anges gardiens, experts en nutrition et prolixes en réglementations de toutes sortes. On en trouve à foison dans le monde médical, dans les cantines et dans les administrations (aussi bien à Paris qu’à Bruxelles de plus en plus) et même - c’était inévitable - au sein des fédérations et des entreprises.
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Or, Alain Glon nous l’avait déjà dit : l’œuf «sanitairement correct» et économiquement viable dans le contexte concurrentiel actuel est un œuf de plus en plus pauvre en nutriments. Refusant cette pseudo-fatalité «moderne», le groupe d’alimentation animale qu’il dirige a cherché une autre voie. A-t-il fait une trouvaille avec le produit qu’il lance sous la marque Matines ? Si c’est le cas, puisse-t-elle faire école, et bien au-delà de la filière avicole, car on y entrevoit une autre agriculture - plus onéreuse peut-être, mais cela reste à prouver - dont nos artères, notre estomac et notre palais sont avides…