InterLoire, l’interprofession des vins de Loire, vient de voir censurée sa campagne de communication intitulée « Cabernet d’Anjou. Qui ose dire que jeunesse ne rime pas avec délicatesse ? », en vertu d’une décision de la Cour de cassation du 22 mai dernier. Cette campagne, publiée dans la revue Sciences et Vie, visait exclusivement, rappelle InterLoire, à mettre en avant une caractéristique reconnue des vins de Loire à savoir leur consommation dès la première année de leur commercialisation, notamment pour les rosés, ceci dans le respect des articles du code de la santé publique et de la loi du 25 février 2005. InterLoire regrette que la Cour de cassation ait jugé qu’elle « constituait une incitation à la consommation de cette boisson alcoolique », déclarant ainsi son illégalité. L’interprofession précise que la campagne, en évoquant un vin « jeune », ne visait pas pour autant les jeunes et qu’elle ne souhaitait en aucun cas passer outre la législation en vigueur en matière de publicité pour les boissons alcoolisées encadrée par la loi Evin et le Code de la Santé publique. Cette campagne était d’ailleurs assortie de la mention légale « à consommer avec modération ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
InterLoire, avec le soutien de l’ensemble des vignerons et négociants français, réunis au sein de « Vin et Société », demande aux pouvoirs publics de clarifier le cadre au sein duquel la profession est autorisée à mener une promotion responsable du vin, sans entraver l’objectif de santé publique visant à condamner l’excès.