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Coop de France métiers du grain Une campagne à haut risque pour les coops céréalières

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Les coopératives céréalières vont subir pour la troisième année consécutive une baisse de collecte. Les dirigeants de Coop de France estiment que la volatilité grandissante des marchés présente un gros risque pour les entreprises.

«C’est la troisième année consécutive de baisse de collecte », a indiqué Vincent Magdelaine, directeur de Coop de France métiers du grain, en conférence de presse le 7 novembre à Paris. Pour Hubert Grallet, président de la structure, il s’agit d’une tendance à moyen terme : « Les rendements ne progressent plus, a-t-il noté. Cela s’explique par le climat, bien sûr, mais également par une baisse des intrants. Dans certaines régions, les agriculteurs ont levé le pied ces dernières années ». La baisse de la collecte est de 4 % par rapport à 2006, soit la même diminution qu’entre 2005 et 2006. Or, les coopératives céréalières font des marges importantes lorsque les volumes sont élevés. Mais lorsque les prix sont hauts, « leur objectif reste de servir l’adhérent, pas la marge unitaire », a rappelé le directeur de Coop de France métiers du grain. Pour 2006/07, la structure estime, d’après l’enquête qu’elle a menée auprès de 140 coopératives, que le résultat net sur le chiffre d’affaires serait en moyenne de 1,3 %, contre 1,5 % en 2005/2006. Il pourrait ne pas être très différent en 2006/2007.

Augmentation du chiffre d’affaires appro

Pour Hubert Grallet, président de la structure, c’est en tout cas une campagne hétérogène et à risque qui se prépare, « car les coops ont pris des engagements et ont ou non la marchandise derrière ». La très grande volatilité du marché rend la gestion du marché difficile. Et elle complique les relations avec les agriculteurs, qui ont par exemple boudé le prix moyen. Malgré tout, les coopératives devraient voir leur chiffre d’affaires appros progresser. Cette embellie s’expliquerait par une hausse des prix des aliments du bétail mais aussi des engrais, dont les cours sont très liés à ceux du pétrole. « Nous avons remarqué dans les carnets de commande que les agriculteurs allaient refaire de la fumure de fond », s’est réjoui Hubert Grallet. En phytos, les dirigeants de Coop de France métiers du grains ne s’attendent pas à de gros changements. Hormis le fait que les agriculteurs devraient, sur la campagne 2007/2008, éviter les impasses.

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Coop de France métiers du grain a également rappelé l’intérêt de la coopération vis-à-vis de la filière éthanol. « Là où nous avons pris des engagements, nous les réaliserons », a souligné Hubert Grallet. Le président de la structure a toutefois regretté que la participation à la filière n’ait pas été raisonnée sous forme mutualiser, ce qui aurait permis « de s’abstenir des contingences de prix ».