Le ministère de l’Agriculture a annoncé le 28 octobre qu’une chèvre abattue en 2002 était atteinte « d’un agent infectieux présentant des similitudes avec l’agent de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ».
A ce jour, l’ESB n’avait jamais été identifiée dans les conditions naturelles chez les chèvres. C’est la première fois qu’on signale la présence d’un agent infectieux « présentant des similitudes à l’ESB » chez un caprin. Il a fallu deux ans pour donner ce résultat car des analyses complexes comprenant des tests in vivo sur souris ont dû être mises en œuvre par le réseau français de typage de souches d’encéphalopathie. Ce réseau a pour mission de discriminer la souche de l’ESB des souches de tremblante naturelle identifiées chez les ovins et les caprins. « Ces premières données doivent être confirmées ou infirmées par des travaux expérimentaux complémentaires », précise le ministère, prudent. Cette chèvre, venant du Gard, était la seule atteinte de tremblante dans un troupeau de 300 têtes et les premières analyses montraient « que l’animal présentait un profil différent de celui communément observé en cas de tremblante ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Les agences sanitaires sont saisies
Suite à ce résultat, le ministère a précisé que « les autorités françaises demandent à l’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) une réactualisation des avis scientifiques existants ». De même, la Commission européenne va saisir l’Aesa (Autorité européenne de sécurité des aliments) pour examiner quelles actions complémentaires entreprendre en cas de confirmation de la présence de l’ESB chez cette chèvre. Le dispositif communautaire de surveillance de la tremblante, mis en place depuis 2002, a permis d’étudier plus de 130 000 cervaux de chèvres au sein de l’UE