Le ministre de l’Agriculture a annoncé une « grande conférence sur la souveraineté alimentaire » pour la rentrée. Il souhaite y associer « nos voisins européens » et « l’ensemble des partenaires, les associations, les ONG, les consommateurs ».
« Nous allons lancer à la rentrée une grande conférence sur la souveraineté alimentaire », a annoncé le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume sur Public Sénat le 18 juin. Ce rendez-vous visera notamment à déterminer « quelles sont les domaines prioritaires dans lesquels la France doit être totalement souveraine ». Le locataire de la Rue de Varenne a cité l’exemple des protéines végétales, pour lesquelles « le président de la République […] a demandé que nous ayons la souveraineté totale ». Cette conférence associera « l’ensemble des partenaires, les associations, les ONG, les consommateurs ».
« Nous devons travailler pays par pays »
« Nous voulons travailler avec nos voisins européens » sur ce sujet, a précisé M. Guillaume. « La souveraineté alimentaire, nous devons la travailler pays par pays », mais « c’est à l’échelle européenne que nous regarderons comment nous pouvons avancer. » Et de préciser que « la France ne sera jamais indépendante dans toutes les productions [agricoles], nous avons encore besoin des échanges. » Le ministre a fait la différence entre indépendance et souveraineté alimentaire, estimant « qu’aujourd’hui, nous avons l’indépendance alimentaire, car nous pouvons nourrir l’ensemble des Français, mais pas qu’avec des produits français ».
Par ailleurs, Didier Guillaume a plaidé pour que l’alimentation occupe la « place n°1 » dans le plan de relance gouvernemental en construction. « L’agriculture, l’alimentation doit être au cœur de la relance, parce que la souveraineté alimentaire est au cœur des orientations du président de la République. »
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Dans son allocution le 14 juin, Emmanuel Macron a évoqué les grandes lignes de sa politique économique de relance, autour d’un objectif de « retrouver notre indépendance », et d’une « reconstruction économique, écologique et solidaire ». Ce plan sera préparé « durant tout l’été avec les forces vives de notre Nation ». Et de préciser que la Convention citoyenne y « contribuera ».
Sur le fond, le président est peu entré dans le détail : cette reconstruction passera « par la recherche, la consolidation des filières, l’attractivité et les relocalisations lorsque cela se justifie ». Elle passera aussi par la création « de nouveaux emplois en investissant dans notre indépendance technologique, numérique, industrielle et agricole ».
publique […] a demandé que nous ayons la souveraineté totale » en protéines végétales