Le ministère de l’Agriculture a lancé une consultation sur le projet de plan d’actions de la bioéconomie, a-t-il annoncé dans un communiqué, le 25 avril. Cette consultation fait suite à un souhait de Stéphane Le Foll de décliner la stratégie nationale de la bioéconomie en un plan d’action opérationnel « dans les plus brefs délais ».
Lors du premier comité stratégique « bioéconomie » réuni le 7 mars 2017, le ministre de l’Agriculture avait souhaité que cette stratégie soit « déclinée en un plan d’action opérationnel dans les plus brefs délais », a indiqué le ministère le 25 avril. Un projet de plan d’action interministériel a été élaboré sur la base des travaux des ateliers thématiques qui avaient réuni une grande diversité de parties prenantes en 2015 et 2016. S’appuyant sur les six axes de la stratégie nationale, le projet propose plusieurs pistes de travail pour les années à venir concernant la gouvernance de la bioéconomie, les actions à mettre en œuvre pour accompagner et amplifier la dynamique actuelle au niveau national et européen, ainsi que les indicateurs qui devront être choisis pour mesurer l’état d’avancement de ce plan. Afin de permettre aux différentes parties prenantes d’enrichir ce projet, le ministère consultera ses partenaires jusqu’au 15 septembre.
Parmi les actions proposées, certaines « sont déjà engagées, d’autres sont à déployer à court, moyen ou long terme », précise-t-on au ministère. Parmi les actions à mettre en œuvre, le plan propose de mettre en place un label reconnu « produits biosourcés » à l’échelle européenne, de « porter le sujet de la mobilisation durable de la biomasse lors des discussions sur la Pac post-2020 ».
Les six axes de la stratégie française
Les six axes de la stratégie française de la bioéconomie sont :
1. Faire de la bioéconomie une réalité de marché, par exemple par la commande de produits biosourcés par les administrations pour amorcer le marché.
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2. Accompagner la transition vers une industrie biosourcée performante, innovante et durable, par exemple par des systèmes de production de taille plus réduite, éventuellement mobiles et en mesure de s’adapter à une grande variabilité de la biomasse.
3. Produire durablement des ressources : en produisant et mobilisant davantage de bioressources
4. Garantir une bioéconomie durable : le fait qu’un produit soit biosourcé ne constitue pas en soi un gage de durabilité
5. Bâtir le dialogue avec la société pour une bioéconomie : informer et sensibiliser les acteurs.
6. Innover pour une bioéconomie performante : partagée : encourager la recherche comme la bioraffinerie oléagineuse Pivert ou l’éthanol cellulosique, valoriser les protéines végétales.