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Santé/Additif Une étude de l’administration américaine défend le bisphénol

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Justin Teeguarden, un toxicologue du Laboratoire national du nord-ouest pacifique, qui dépend du ministère américain de l’Energie, a présenté une analyse de près de 150 études qui conclut que les doses de bisphénol A (BPA), une substance chimique controversée présente dans de nombreux contenants alimentaires, sont trop faibles pour être nocives. Selon ses conclusions, « les doses de BPA dans le sang de la population s’avèrent de nombreuses fois plus faibles que celles qui provoquent une toxicité chez les animaux ». Avec de telles concentrations, on ne peut pas dire, comme des études le font, que cela reviendrait à exposer des bébés à des doses massives de BPA équivalentes aux oestrogènes contenus dans une pilule contraceptive, a noté le scientifique, soulignant lors d’une conférence de presse l’interprétration souvent erronée du risque pour les humains, rapporte l’AFP. Cette méta-analyse, présentée à la conférence annuelle de l’American Association for the Advancement of Science (AAAS) réunie à Boston (Massachusetts, nord-est), a porté sur 30 000 personnes, dont des femmes et des enfants, dans 19 pays. Il remet en cause certaines analyses qui ont conduit le Canada, l’Union européenne et au moins onze Etats américains à interdire l’utilisation du BPA dans les biberons et autres produits destinés aux enfants. Le Parlement en France a récemment adopté un texte qui interdit le BPA dans les contenants alimentaires à partir du 1er janvier 2015, et dès 2013 pour ceux destinés aux bébés.

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