Dans les dix ans à venir, l’Europe serait largement en perte de vitesse sur le marché international de la viande. Les interventions du Congrès international de la viande, du 26 au 29 septembre, montrent une politique de conquête très agressive de ce marché à fort potentiel, de la part des pays d’Amérique du Sud, et une Europe plutôt en perte de compétitivité.
Quelle va être la stratégie de la France dans les années à venir pour redynamiser son élevage au sein d’un marché mondial de la viande où l’Europe ne tiendrait plus vraiment sa place ? Les interventions du Congrès international de la viande qui s’est tenu du 26 au 29 septembre en Argentine laissent imaginer une Europe sérieusement à la traîne quant au développement du marché de la viande. Selon Richard Brown, consultant chez Gira, entreprise suisse de conseil et d’audit, si le marché global de la viande progresse de 18% en volume entre 2010 et 2020, l’Europe à l’inverse de tous les autres pays exportateurs diminue ses exportations (- 0,03M tonne équivalent carcasse). La diminution est certes faible – le terme de « stagnation » est plutôt employé par Guillaume Roué, président de l’interprofession porcine – mais le Brésil augmenterait ses exportations de 1,42 M tec (tonnes équivalent carcasse), les Etats-Unis de 1,2 M tec et l’Argentine de 0,37 M tec. Finalement, les Etats-Unis et le Brésil sortiraient grands vainqueurs de ces exportations à venir, en se partageant à eux deux plus de 50% de la croissance mondiale grâce à des économies d’échelle en porc, volaille et bœuf.
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