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Une filière engraissement en France ?

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«Je suis tout à fait prêt à étudier la mise en place d’une filière engraissement en France qui nous permettrait de garder la valeur ajoutée chez nous », a déclaré Bruno Le Maire, lors de son déplacement avec Nicolas Sarkozy dans l’Allier le 25 novembre. « On peut commencer par un volume limité sur 100 000 têtes par exemple. On verra ce que cela donne et si cela marche, on continue. » Cette proposition avait déjà été faite au Salon des productions animales (Space), le 14 septembre. A-t-elle avancé depuis ? « C’est toujours d’actualité », répond Pierre Chevalier, président de la Fédération nationale bovine.
Il voit « sa mise en place dans le cadre de la loi de modernisation agricole, avec un contrat de filière et une sécurisation du revenu pour le producteur ». Concernant la contractualisation et au vu des réunions des semaines précédentes en interprofession, Pierre Chevalier soulève « la nécessité d’avoir un arbitre, sinon, on ne verra jamais l’application de la Loi de modernisation agricole ».
Le médiateur, nommé par le ministre de l’Agriculture lors du conflit entre les éleveurs et les industriels, « travaille sur la gestion des marchés ». Lui donner un rôle dans le cadre des négociations sur la contractualisation serait visiblement bienvenu.

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