Une étude de l’Institut de l’élevage, publiée le 21 octobre, présente les résultats technico-économiques de deux réseaux de suivis d’exploitations caprines. Les exploitations d’élevage laitier, fromager et mixte affichent des disparités régionales importantes (valorisation du lait, litrage produit…) mais partout l’alimentation reste une charge lourde.
L’Institut de l’élevage a publié le 21 octobre un bilan économique des exploitations caprines laitières et fromagères pour l’année 2008. Il affiche une disparité régionale importante des résultats des exploitations. Ces derniers sont issus des suivis technico-économiques en région (269 élevages laitiers et 105 élevages fromagers ou mixtes) et du socle national caprin (130 élevages). Seuls les résultats du premier réseau seront abordés du fait du nombre plus important d’exploitations analysées et d’une typologie plus simple : élevage laitier, élevage fromager et élevage mixte. En élevage laitier, la moyenne des exploitations est de 246 chèvres. « Ce chiffre moyen cache cependant une grande disparité régionale tant sur la taille des troupeaux que sur la productivité ou sur les systèmes d’exploitations », annonce le rapport. Les formes sociétaires représentent près de 70% des exploitations suivies dans ce réseau (2/3 de Gaec et 1/3 d’EARL). « Les performances laitières des animaux sont très variables » dans ces élevages, ainsi 400 l d’écart par chèvre existe entre les éleveurs du quart supérieur et du quart inférieur du réseau. Sur le plan économique, cet écart se traduit par une hausse de 43€ par chèvre et de 38€ pour 1 000l de lait produit. La charge la plus lourde correspond à l’alimentation du troupeau (75% des charges opérationnelles) en raison de la flambée des céréales de 2007 et de la crise financière de 2008. Comme les quantités d’aliment distribuées restent stables, la hausse atteint 28€ par chèvre (184€ en 2008) ou 46€ pour 1 000l de lait produit (239€ en 2008). Par ailleurs, « l’analyse des coûts alimentaires en fonction des systèmes d’alimentation les plus fréquents montre comme les années précédentes que les éleveurs du système ensilage de maïs obtiennent de meilleurs résultats économique grâce, entre autres, à un bon niveau de production laitière et à des charges alimentaires contenues. À l’inverse, le système pâturage voit ses résultats handicapés par sa petite taille, ses performances laitières inférieures et des achats de fourrages plus importants. » La marge brute moyenne de l’exploitation est de 71 707€ soit 50 970€ par unité de main d’œuvre (UMO).
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