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Filière porcine Une image à redorer auprès des consommateurs

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A croire les principaux responsables du secteur, son problème de compétitivité et sa mauvaise image sont les principales difficultés rencontrées par la filière porcine actuellement. Ils étaient réunis avec des sénateurs et députés, le 1er mars au Palais du Luxembourg dans le cadre d’une réunion du Club des amis du cochon.

« Il faut redorer l’image du porc en France», ont tous reconnu les Amis du cochon réunis le 1er mars au Palais du Luxembourg. Ce club, composé de professionnels de la filière porcine et de sympathisants, faisait le point sur les enjeux et problèmes du porc français.

Un club pour une nouvelle image du cochon

Les professionnels présents lors de cette rencontre se sont accordés à reconnaître que la baisse de la consommation française, observée depuis plusieurs années, provient en grande partie de la mauvaise image du porc français. Hugues Portelli, sénateur du Val d’Oise, met cela sur le compte de « l’image des productions porcines et de leur impact sur l’environnement ». « Or, cela est aujourd’hui complètement faux », assure Jacques Lemaître, président de la Fédération nationale porcine (FNP). « Nous devons faire connaître tous les progrès qui ont été accomplis en la matière, par les éleveurs, depuis plusieurs années », estime Yves Berger, directeur de l’Ofival-Onilait. Or, selon Jean-Michel Serres, le Club des amis du cochon, qui a fêté sa première année, est déjà une affirmation de cette volonté commune de la filière. En revanche, aucun mot n’a été prononcé quant à un éventuel plan de communication qui pourrait être mis en place.

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Concurrence du Canada et du Brésil

Mais en dehors de cette mauvaise image, il existe un autre souci pour la filière. « Le porc français a un vrai problème de compétitivité », explique Marcel Deneux, sénateur de la Somme. « Il faut arrêter de créer de la concurrence déloyale pour les éleveurs de porcs, notamment en matière d’environnement », a-t-il ajouté. Il est vrai que comme le souligne le président d’Inaporc, Guillaume Roué, « le porc français est de plus en plus concurrencé par celui du Brésil et du Canada, à cause des coûts de production plus bas ». Or, « ces prix-là sont obtenus grâce à de la main d’œuvre moins chère, des installations plus simples et surtout des contraintes beaucoup moins fortes », explique Guillaume Roué. « Il faut donc qu’il y ait les mêmes exigences et contraintes sur les importations étrangères », indique pour sa part Jean Gaubert, député des Côtes d’Armor. Certes, cela peut compenser une partie du différentiel prix, mais le niveau des revenus de la population de pays comme le Brésil apparaît encore comme un incontestable atout pour leurs produits.