Une mission d’inspection sanitaire chinoise est attendue en France le 9 juillet, a annoncé l’interprofession porcine (Inaporc) lors de l’assemblée générale du MPB, le 27 juin. La délégation inspectera deux usines de charcuterie (Aoste à Saint-Symphorien et Montagne noire à Albi), ainsi que deux abattoirs (Bigard à Quimperlé et Cooperl à Saint-Maixent). Un préalable nécessaire pour décrocher l’agrément permettant d’exporter en Chine. Cette visite a doublement valeur de test. Tout d’abord, « la Chine a entrouvert la porte au principe du pré-listing », explique Didier Delzescaux, le directeur d’Inaporc. Cela signifierait que les autorités chinoises pourraient déléguer à la France la désignation des opérateurs autorisés à exporter. Une évolution de nature à fluidifier les expéditions… « à condition que la visite du 9 juillet se passe bien », relativise M. Delzescaux. Il s’agit de la première mission envoyée par le nouveau gouvernement nommé en 2018. L’interprofession française joue gros lors de ce premier rendez-vous, car « tous les anciens responsables ont été remplacés, explique Didier Delzescaux. Nous avons dû reconstruire tout notre réseau et les nouveaux inspecteurs sont moins familiarisés avec nos produits. »
Par ailleurs, le sujet du zonage est toujours en discussion avec le bureau vétérinaire chinois, indique l’interprofession. La France et plusieurs pays européens veulent faire accepter ce principe (aussi appelé régionalisation) selon lequel, si une région est touchée par la PPA, les autres zones indemnes d’un même pays peuvent continuer à exporter. Avec le système actuel, un seul cas de PPA en France bloquerait les exportations de tout le pays. « J’ose espérer qu’on obtiendra enfin le blanc-seing de la régionalisation lors de la visite d’Emmanuel Macron en Chine en novembre », a lancé Guillaume Roué, le président d’Inaporc, lors de l’assemblée générale de l’interprofession le 3 juillet.
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Pékin pourrait déléguer à la France la désignation des opérateurs autorisés à exporter