Alors que les efforts se sont intensifiés ces dernières années pour réduire l’impact sur l’environnement des élevages porcins, en Bretagne — les critères d’autorisation pour l’agrandissement des exploitations ont notamment été considérablement renforcés —, l’intention de Bruxelles, de condamner la France pour les excès persistant de taux en nitrates de moins d’une dizaine de cours d’eau est jugée injuste par les milieux professionnels. Et ce, d’autant plus qu’elle intervient quelques jours après une dérogation accordée à l’Allemagne pour accroître les épandages d’azote dans plusieurs régions. La Commission a en effet décidé, le 22 décembre, d’autoriser près de 13 500 exploitations à épandre 230 kg d’azote par hectare et non pas 170 kg, comme le prévoit la législation européenne. Par ailleurs, fait-on valoir, il n’est pas évident que des mesures d’urgence, aussi sévères soient-elles, permettent d’abaisser rapidement le niveau de nitrates en deçà du seuil maximal prévu par la législation à 50 mg/l.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.