L’interprofession avicole pourrait enfin voir le jour d’ici le quatrième trimestre 2008. C’est ce qu’a annoncé Alain Meulot, le président de la Fédération des industries avicoles (Fia), lors de l’assemblée générale de son organisation le 26 juin. Elle devrait fédérer les différentes interprofessions d’espèces déjà existantes en dindes, canards, poulets et pintades notamment.
Le président de la Fédération des industries avicoles (Fia) l’a confirmé le 26 juin : « L’interprofession avicole devrait voir le jour d’ici la fin de l’année », a déclaré en substance Alain Meulot, lors de l’assemblée générale de son organisation. Fortement souhaitée par les pouvoirs publics, notamment dans le cadre des missions accrues qui seront confiées aux interprofessions, sa création marquera la fin d’une très longue gestation. A la différence des interprofessions existant chez le porc et les ruminants, elle devrait être d’un format différent, puisqu’elle devrait constituer une fédération d’interprofessions. La création il y a quelques mois du Comité interprofessionnel du poulet de chair (CIPC) était la dernière pierre, mais non des moindres, nécessaire à sa naissance. La future interprofession avicole devrait fédérer entre autres, le Cidef (Comité interprofessionnel de la dinde), le CIP (Comité interprofessionnel de la pintade), le Cicar (Comité interprofessionnel du Canard à rôtir) et le jeune CIPC.
Des économies générées
« Une structure interprofessionnelle générale originale est à l’étude et pourra être présentée aux présidents et aux conseils de ces structures par espèces, j’espère au cours du quatrième trimestre 2008 pour en débattre et pour conclure », a expliqué Alain Meulot. Cette future organisation sera également l’occasion de générer un certain nombre d’économies entre les différentes structures, notamment sur le plan administratif, le président de la FIA ne s’en est pas caché. Mais la création de l’interprofession n’est pas encore totalement sur les rails. « Il serait souhaitable que les pouvoirs publics respectent les adhérents de ces interprofessions reconnues ou en cours et n’aient pas l’oreille plus sensible pour ceux qui les refusent », a insisté Alain Meulot. Preuve que les querelles de clochers, notamment entre l’amont et l’aval de la filière, ne sont pas encore totalement éteintes...
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