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L’impératif de l’autonomie fourragère exigée par le nouveau cahier des charges incite les producteurs à faire preuve d’ingéniosité. Ainsi, Alain Bory, éleveur à Saint-Quentin-sur-Sauxillanges, a mis au point un procédé de séchage de l’herbe en grange sans recourir à un litre de pétrole. Le séchage en grange est plus intéressant que l’ensilage d’herbe, qui donne lieu à des pertes liquides de substances précieuses comme les carotènes, terpènes et autres acides gras.
Pour sécher son herbe, Alain Bory a installé de puissants ventilateurs qui aspirent l’air chaud qui est situé entre le plafond et le toit de son hangar. L’air chaud est descendu par le côté Sud du hangar, puis pulsé à travers des sortes de caillibotis sur lesquels est posée l’herbe fraîchement coupée. Celle-ci est séchée en à peine trois jours.