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RACHAT/EAUX Une majorité de salariés de Quézac dit « non » à l'offre de rachat de Nerios

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Jean-Claude Lacaze, le p.-d.g. du groupe Nerios, ne rachètera pas l'eau Quézac. « Suite au refus du syndicat majoritaire de signer un accord, la cession de Quézac par Nestlé Waters France à Nerios Groupe ne peut pas se réaliser », a indiqué Nestlé Waters France (NWF) dans un communiqué publié le 7 juillet, au lendemain d'une réunion entre les partenaires sociaux et la direction. Nerios, qui avait une première fois déjà retiré son offre face à l'hostilité de la CGT, prévoyait un investissement dans l'outil industriel de 3,2 M€ sur trois ans et la reprise de 34 salariés sur 53, contre 30 initialement, ainsi qu'une baisse de 30% des salaires, et une diminution de moitié de la prime d'ancienneté. Des conditions que le syndicat majoritaire n'a jamais acceptées. NWF rappelle dans son communiqué que les salariés qui souhaitaient rester sur le site de Quézac se voyaient notamment proposer « des compensations financières plus de 3 fois supérieures au minimum légal, l'adhésion à un nouvel accord d'intéressement avec le maintien d'un montant minimum garanti les deux premières années, une prime d'ancienneté, une organisation du travail basée sur deux équipes de jour sur 4 jours par semaine et un engagement d'adapter les effectifs aux besoins de la production ». La période d'exclusivité avec Nerios étant désormais terminée, Nestlé Waters France indique enfin qu'il « pourra désormais étudier les projets d'autres candidats potentiels à la reprise du site ». Les yeux se tournent vers Éric Besson, propriétaire des Sources du Pestrin, un moment sur les rangs pour la reprise de Quézac, mais dont le projet a été écarté par Nestlé jusqu'à présent.

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