La recherche d’une méthode pour évaluer la valeur de l’exploitation lors de la transmission sera le thème du congrès des fermiers, qui se tiendra le 9 septembre à Paris, ont indiqué les dirigeants de la Section nationale des fermiers et métayers de la FNSEA (SNFM) le 2 septembre. « Trop de cessions se basent sur la seule valeur patrimoniale, or il faut tenir compte aussi de la valeur économique de l’exploitation », a expliqué Bertrand Lapalus, président de la section.
Les fermiers cherchent à limiter l'inflation des fermes, en tentant de corréler davantage leur valeur à la rentabilité de leur exploitation (valeur économique), plutôt qu'à celle de leur seule détention ou habitation (valeur patrimoniale, résidence). « On a beaucoup trop de cessions qui se basent sur la valeur patrimoniale. Du fait de la crise sanitaire, on note une recrudescence des achats de citadins qui veulent se mettre au vert. Face à ces urbains vendant un appartement de 80 mètres carrés pour le prix d’une parcelle de 500 000 €, des jeunes agriculteurs ne peuvent pas suivre et ne peuvent donc pas s’installer », résume Bertrand Lapalus.
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La SNFM consacrera les prochains mois à l’élaboration d’indicateurs départementaux ou par classes de production, pour savoir où placer le curseur entre valeur patrimoniale et valeur économique. Il faut « permettre un maximum de transmissions globales, car c’est justement le transfert de la totalité des outils de production qui permet de donner une valeur à l’exploitation », estime la SNFM.
Pour ce sujet assez technique, « pas de besoin de loi foncière », a précisé Patrice Chaillou, secrétaire général. En revanche, la SNFM a affirmé son souhait de voir discutée une loi foncière « comme le président de la République s’était engagé à le faire » pour son mandat actuel, a rappelé Bertrand Lapalus, sur plusieurs volets : sur le statut du fermage, sur le statut de l’agriculteur, sur la préservation du foncier agricole.