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Sopexa Une mini réforme qui peut en cacher une autre

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Le mercredi 9 juin, une mini-réforme de la Sopexa devrait intervenir à l’occasion de la réunion d’assemblées générales ordinaire et extraordinaire. L’objectif est surtout d’adapter la société que préside Dominique Chardon à la loi NRE (Nouvelles régulations économiques). Un changement qui n’exclut pas une réflexion plus fondamentale ensuite sur le rôle et le statut de la Sopexa.

La loi NRE impose deux changements dans l’organisation de la société. D’une part, le conseil d’administration devrait passer de 22 à 18 membres. D’autre part, la Sopexa devra faire le choix entre une formule avec un président et un directeur général, ou un p.-d.g. (président-directeur général) avec un directeur délégué. En tout état de cause, précise Dominique Chardon, la Sopexa devra avoir un directeur général en mesure de gérer l’ensemble du dispositif que constitue cette société aux multiples bureaux à l’étranger.

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Que demande l’État à la Sopexa ?

Ces changements n’excluent pas qu’une réflexion plus fondamentale soit menée ensuite sur le rôle et le statut de la Sopexa, comme l’avait affirmé le secrétaire d’État à l’Agriculture Nicolas Forissier. Les économies budgétaires de l’État, la réforme des offices et la baisse de leur budget rejaillissent inévitablement sur les ressources de la Sopexa. La question est surtout de savoir si l’État entend toujours utiliser l’outil pour la promotion de l’agroalimentaire français. Ou bien si les projets de privatisation, un moment évoqués, réapparaissent. Les dirigeants de la société ont pu être rassérénés de constater le soutien du ministère de l’Agriculture à l’opération « L’apéritif à la française, » lancée le 3 juin dans plusieurs capitales étrangères. Hervé Gaymard, notamment, a accompagné l’opération à Moscou. Un voyage qui lui a permis de discuter avec les Russes sur les obstacles qu’ils avaient mis aux importations de viande en provenance de l’Union européenne.