Ségolène Royal a annoncé au salon du Bourget le lancement, avec le ministère de l'Agriculture, d'une mission d'étude sur le développement du biokérosène dans l'aéronautique, à partir d'une filière de production française. La ministre souhaite généraliser progressivement les carburants renouvelables dans l'aéronautique. Le rapport est attendu pour la fin de l'année.
La ministre de l'Énergie, Ségolène Royal, a annoncé, le 18 juin, au Salon aéronautique du Bourget, le lancement d'une mission d'étude sur le développement en France du « biokérosène » à partir d'une filière d'approvisionnement française. « Je vous annonce que je lance, avec le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, une mission sur le déploiement en France du biokérosène, en partenariat avec les industriels, pour établir une feuille de route pour mettre en place une filière française », a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse. Mandatés par les ministres de l'Agriculture et de l'Énergie, des inspecteurs des Conseils généraux du développement durable (CGEDD) et de l'agriculture (CGAAER) devront livrer des recommandations « d'ici la fin de l'année », afin d'évaluer la faisabilité de cette filière. Ce rapport « nous permettra de mettre en place les outils d'incitation pour introduire et généraliser progressivement les carburants renouvelables dans l'aéronautique », a-t-elle ajouté. Les inspecteurs doivent notamment évaluer les coûts de production, les volumes de produits nécessaires et les ressources disponibles en France pour approvisionner une telle filière « sans entrer en concurrence avec la production alimentaire », explique-t-on au cabinet de la ministre. Interrogée sur de possibles mesures fiscales, la ministre de l'Ecologie a indiqué que « le moment venu, il faudra une fiscalité incitative » et « qui tient compte des émissions de carbone ». « Il faudra bien donner des avantages fiscaux aux carburants et aux énergies qui ne sont pas polluantes », a-t-elle affirmé, précisant que « ça se passera à l'échelle européenne, parce que c'est là que les filières vont être développées ». Cette décision fait suite à une expérimentation, lancée en octobre, sur le vol hebdomadaire Toulouse-Orly Air France. Sur ce vol, le carburant utilisé est à 10% du biokérosène (Farnesane), fabriqué par Total-Amyris à partir de canne à sucre. L'industrie de l'aéronautique a identifié les biocarburants comme l'une de leurs principales pistes pour faire diminuer leurs émissions de gaz à effets de serre.
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