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Une nouvelle aide aux agriculteurs en difficulté en test dans le Finistère

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La Chambre d’agriculture du Finistère a convaincu l’État et ses services de mettre en place une expérimentation nationale : un contrat de sécurisation professionnelle agricole (CSPA) normalement réservé aux salariés licenciés économiques. L’opération va durer toute l’année 2018 et concerner entre douze et quinze chefs d’exploitation en cours de sélection. Ils bénéficieront d’une aide de 1 000 euros par mois pendant douze mois (y compris les 545 euros du Revenu de solidarité active) et de l’aide d’un cabinet spécialisé pour identifier leurs compétences et mieux les orienter sur le marché du travail. Elle s’adresse à des exploitants en cessation d’activités « en position d’être demandeurs d’emploi », a précisé un représentant de la direction des entreprises, de la concurrence de l’emploi (DIRECCTE) lors de la réunion de lancement de la démarche, mardi 12 à Quimper (Finistère).

L’expérimentation n’a qu’un but : s’assurer de la pertinence de l’extension à des chefs d’exploitation d’un dispositif appelé contrat de sécurisation professionnelle et réservé, jusqu’à présent, aux seuls salariés licenciés économiques. « Dans notre département où l’on compte 6 000 exploitations agricoles professionnelles, il y a chaque année plusieurs dizaines de cas de cessations d’activité consécutives à des difficultés économiques ou sociales », a expliqué André Sergent, président de la chambre. Un comité de pilotage des situations les plus fragiles existe dans le Finistère depuis 2009. Mais il ne traite que des aspects économiques de la cessation d’activités. Il suit actuellement entre soixante et soixante-dix dossiers.

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Le CSPA en test dans le Finistère constitue, lui, un dispositif d’accompagnement social pour donner à l’exploitant sortant les capacités financières d’attendre avant de retrouver un emploi. « Il s’agit d’une expérimentation limitée dans l’espace et dans le temps, a expliqué le directeur de la DIRECCTE du Finistère, Patrick Vet. Les effets doivent être mesurables […] car l’argent public est rare et cher aujourd’hui ». Il n’écarte pas l’idée qu’il soit étendu aux autres départements français, voire qu’il concerne d’autres catégories de travailleurs non salariés comme les commerçants, artisans et indépendants.