«2009 sera l’occasion d’entrer dans le vif du sujet concernant le débat sur l’avenir des politiques communes. Si nous avons placé l’énergie et l’environnement, la politique migratoire, la politique agricole commune et la défense et la sécurité au cœur de nos priorités (de la présidence française de l’UE), c’est que ces politiques constituent sans doute celles qui devraient, à terme, rassembler la plus grande part des financements communautaires », a expliqué Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire d’Etat français chargé des affaires européennes lors de la dernière conférence des ambassadeurs de France. « De ce point de vue, nous ne serons pas crédibles si nous plaidons pour de nouvelles politiques communes, sans indiquer comment les financer », a poursuivi M. Jouyet. « Nous devrons rapidement, sur le plan interne, être au clair sur les paramètres financiers de la négociation qui seront très différents de ceux de 2005, puisque nous allons devenir contributeur net de la Pac et qu’en 2012 nous serons, avec les Allemands, les premiers contributeurs nets globaux. Nous devons préparer cette négociation à Bruxelles en ayant déjà clarifié nos objectifs ».
« A titre personnel, je considère que nous ne pourrons maintenir les efforts engagés dans les domaines de la politique agricole commune et des fonds structurels qu’à condition que les interventions soient mieux ciblées et plus en ligne avec nos objectifs de compétitivité et d’emploi définis par la stratégie de Lisbonne », a souligné le secrétaire d’Etat français. « Si nous considérons, par ailleurs, qu’il faut développer les politiques d’avenir, qu’il s’agisse de l’espace, de l’armement, de l’énergie, de la recherche – ce que je crois – je ne vois pas d’autre solution que de trouver des ressources nouvelles afin que le budget communautaire soit à la hauteur des défis qui attendent l’Union européenne et qu’elle puisse ainsi se prémunir contre l’affaiblissement qui la menace par rapport des autres grands partenaires ».