« La question des sols ne se posait pas dans les années 1980, car on avait trop de surfaces en Europe. La préoccupation était d’utiliser les sols, avec la jachère », a expliqué Serge Martin, du ministère de l’Écologie, le 20 novembre lors d’une journée organisée par le Gis Sol (Gis : groupement d’intérêt scientifique, sous l’égide de l’Inra) à Paris. « Un plus grand intérêt se manifeste aujourd’hui, au niveau mondial, pour les sols du fait de la demande alimentaire accrue du continent asiatique et de la demande émergente en bioénergies», ajoute Pierre Stengel, directeur scientifique à l’Inra.
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Désormais, la prise de conscience concerne même les urbanistes, à en croire Pascale Poupinot, de la Fédération nationale des agences d’urbanisme. « On ne peut pas continuer l’étalement urbain comme on l’a fait de 1970 à 2000, sans tenir compte du potentiel agronomique des terres », a-t-elle déclaré. Même le Sénat se sent concerné. Les 14e entretiens écologiques du Sénat, se sont tenus le 20 novembre à Paris sur le thème : « Patrimoine sol — préserver et valoriser ses ressources : un enjeu mondial ». C’est aussi le cas de la Commission européenne avec son projet de directive.